Adopt AI 2025: Sommet au Grand Palais, le pari français pour une AGI ouverte et éthique face à la superintelligence

Adopt AI 2025: Sommet au Grand Palais, le pari français pour une AGI ouverte et éthique face à la superintelligence

Adopt AI au Grand Palais: nouveau carrefour mondial de l’IA

Les 25 et 26 novembre 2025, le Grand Palais de Paris a vibré sous l’impulsion d’Adopt AI, le nouveau rendez-vous majeur de la ia générale et de l’intelligence artificielle à l’échelle européenne.
Organisé sous le haut patronage du Président Emmanuel Macron, ce sommet se positionne désormais comme le  » Davos de l’IA « , catalysant plus de 25 000 participants, 500 intervenants et 250 exposants venus du monde entier (source officielle).

Grande nouveauté: Adopt AI sert de suite business-focused au Sommet Action IA de février 2025, imposant Paris, pour la première fois, comme point névralgique des débats sur l’intelligence artificielle générale. Les participants attendaient des signaux concrets autour d’une IAG ouverte, éthique et souveraine: l’accent a été mis sur l’open source, la transparence, et la construction d’alternatives européennes aux géants américains et chinois.

La portée symbolique du Grand Palais, site historique de dialogues culturels et scientifiques, renforce la volonté de la France d’incarner ce carrefour international de talents IA. L’événement a également bénéficié d’une couverture médiatique internationale, comparant l’audace française à celle d’initiatives comme Meta+Scale AI aux États-Unis.

Le dynamisme de l’écosystème européen, la diversité des applications présentées et l’enjeu majeur de AGI éthique et ouverte, confirment le statut d’Adopt AI comme nouveau carrefour mondial incontournable pour les acteurs de l’intelligence artificielle.

Open Source, Souveraineté et AGI: la stratégie française sur l’intelligence artificielle forte

Afin d’imposer l’Europe dans la course à l’intelligence artificielle forte – ou AGI –, la France mise sur une stratégie unique: promouvoir l’open source, la souveraineté technologique et l’émergence d’alliances entre startups, laboratoires publics, et grands groupes.

Parmi les initiatives récentes, on note la multiplication de pavillons nationaux rassemblant l’écosystème AGI autour d’acteurs comme AI Factory France, GENCI, Artefact (organisateur du sommet), ou encore les projets collaboratifs menés par des startups telles que LightOn, Adaptive ML, et Owkin.

Côté alliances internationales, Adopt AI marque la montée en puissance de partenariats public/privé: la coalition EU AI Champions rassemble déjà plus de 60 entreprises européennes, allant de la fintech à la santé (détail ici). Ces synergies visent la mutualisation des moyens pour rivaliser avec les modèles fermés proposés par les GAFAM ou les BATX chinois.

L’open source s’impose donc comme levier prioritaire pour bâtir une intelligence artificielle générale robuste, auditable et inclusive. Ce choix stratégique a aussi ses résistances: certains dénoncent la fragmentation et la difficulté à fédérer autour de standards communs, sujet central lors des débats de l’édition 2025. Sur ces nouveaux terrains de jeu, la France cherche à peser, comme l’expose aussi notre article sur l’open source et l’AGI en 2025.

Portée par une volonté politique inédite et des collaborations européennes renforcées, la France pose ainsi les bases d’une AGI souveraine, ouverte et transparente.

Éthique, transparence, et sécurité: la réponse européenne à la course à la superintelligence

L’une des promises particulières d’Adopt AI 2025 est la vitalité du débat sur l’éthique, la transparence et la sécurité face à l’avènement de la superintelligence artificielle.

Les tables rondes centrales ont donné la parole à des voix issues de la tech, de l’université et de la société civile: par exemple, Anne-Sophie Lotgering (CEO Europe, NTT DATA) et Marc de Bourcy (Ministère des Affaires étrangères) ont insisté sur la nécessité d’un alignement fort avec les valeurs européennes pour garantir la supervision humaine et instaurer une confiance partagée (programme ici).

Le sommet a aussi mis en avant l’originalité française: débats citoyens ouverts, culture du doute, transparence des algorithmes et audits indépendants. Ces approches contrastent fortement avec le modèle américain, plus axé sur la rapidité de l’innovation, ou avec la centralisation chinoise. Le sujet de la régulation, essentiel, fait écho à des problématiques déjà analysées dans notre article sur l’AI Act européen.

Certains panels ont abordé les dangers d’une ASI non-alignée, proposant des solutions concrètes: documentation, transparence open source, mais aussi information grand public (modèles éthiques, gestion de la donnée de santé, etc. exemples ici).

À travers ces échanges, la France propose une voie médiane, entre régulation forte et efforts concrets d’ouverture, qui pourrait servir de modèle pour l’adoption responsable de l’AGI à l’échelle mondiale.

« Fracture » ou convergence: Adopt AI change-t-il la dynamique face aux géants américains et chinois?

Dès l’ouverture d’Adopt AI, la question de la place de l’Europe dans la compétition mondiale était sur toutes les lèvres. Les récentes annonces de la coalition EU AI Champions et les investissements des grandes entreprises comme Deloitte, NTT DATA, et Artefact marquent une réelle montée en puissance. Pourtant, selon de nombreux analystes, la fracture avec les modèles américains (centrés sur la valorisation explosive de la donnée privée) et chinois (axés sur la surveillance centralisée) demeure prononcée (analyse ici).

Les retombées immédiates sont visibles : annonces de levées de fonds pour des startups françaises, promesses d’embauches dans l’écosystème IA (notamment sur les profils spécialistes de la intelligence artificielle générale), et une couverture enthousiaste par la presse tech internationale qui voit ici un réveil européen. Plusieurs étudiants et chercheurs présents au Grand Palais ont cependant pointé de réelles fractures: la fragmentation de la R&D, la dispersion des standards open source, le manque d’un marché commun des talents.

Malgré ces tensions, certains voient dans la dynamique enclenchée à Paris les prémices d’une convergence: mutualisation avec d’autres écosystèmes européens, et volonté affirmée de dialogue constructif autour d’une AGI éthique et ouverte. Ce panorama s’inscrit dans la continuité d’autres grands débats, comme celui sur la jungle réglementaire mondiale qui encadre l’AGI.

En définitive, si Adopt AI accentue certaines lignes de fracture, il pose aussi les jalons d’une convergence ambitieuse et d’un leadership européen en gestation.

Conclusion: Vers une AGI européenne? Scénarios ouverts après Adopt AI

En refermant les portes du Grand Palais, l’impression dominante est celle d’un nouveau souffle pour l’AGI à l’échelle européenne. Adopt AI a permis de cristalliser des lignes de force: open source comme levier d’indépendance, alliances public/privé en gestation, et affirmation d’une culture éthique originale.

Les scénarios prospectifs demeurent ouverts: renforcer la souveraineté collective, mutualiser la recherche sur l’IAG ouverte, ou encore innover sur la supervision de la superintelligence artificielle. Le succès d’Adopt AI incite aussi à une vigilance accrue sur le respect des valeurs, le partage des connaissances et la capacité à fédérer les talents.

L’événement met en lumière la capacité de l’Europe à peser sur le futur de l’AGI, même face aux mastodontes américains et chinois. L’appel est lancé: chercheurs, développeurs, startups et institutions sont invités à contribuer à la définition d’une intelligence artificielle générale européenne, à innover ensemble et à poursuivre le débat.

La dynamique enclenchée à Paris pourrait ainsi ouvrir la voie à une nouvelle décennie d’excellence et de responsabilité européenne– une ambition à suivre de près sur notre site spécialisé et via les prochaines éditions d’Adopt AI.